Péninsule Arabique ou la gouvernance par la crise

Par Hugo BESSENAY PROLONGE

Si, depuis les années 80, une abondante littérature s’est intéressée à l’étude des phénomènes de crise diplomatique, l’orientation de ces recherches et le rapport entretenu avec le concept de crise en sont venus à influer notre vision de la place même de cet évènement au sein des relations internationales. En effet, notre position actuelle vis à vis des crises consiste à envisager ces dernières comme des évènements dont les effets représentent un risque pour l’existence du système dans lequel elles prennent place. Elles doivent donc être contrecarrées au mieux afin de limiter leurs conséquences néfastes. Ainsi, sont rapidement apparus les concepts de « gestion de crise » ou de « gouvernance de crise », dont l’objectif serait donc d’anticiper et de préparer la réaction des institutions. En somme, la crise serait une anomalie résultant d’une mauvaise gestion des risques propres au milieu international acculant les organisations concernées dans une logique de réaction.

Cependant, nous avons la conviction qu’une telle analyse est trop limitée pour comprendre non seulement la façon dont les crises influent sur l’évolution des relations internationales, mais surtout comment les acteurs de ce milieu, en particulier étatiques, appréhendent ces phénomènes. En effet, on note que lors d’une crise internationale, chacune des parties prenantes cherchent à manœuvrer de façon à préserver ses intérêts. Donc de rester en position de force par rapport à ces rivaux. La crise étant, par définition, une période de changement rapide et d’incertitude, il est logique de supposer que certains acteurs puissent considérer les crises comme l’opportunité d’obtenir un avantage stratégique sur leurs concurrents.

Toutefois, si nombre de définitions de la notion de crise interétatique peuvent englober les conflits armés, il existe selon une différence marquante entre ces derniers et les crises volontaires. En effet, le conflit armé implique une forme de rupture avec la pratique normale des relations entre états là où la crise volontaire, malgré une hausse des tensions entre les acteurs pouvant amener à une escalade guerrière, reste dans le domaine de la diplomatie, excluant tout affrontements militaires.   

 Pour certaines entités, la crise n’est donc pas uniquement considérée comme un phénomène néfaste, mais aussi comme un moyen d’avancer leurs pions sur la scène internationale[1]. Dans cette optique, la crise ne serait plus un élément à éviter, mais bien un élément constitutif de la politique d’un Etat. A ce titre, déclencher volontairement des crises serait donc jugé comme une manœuvre envisageable. Ainsi, au-delà de la notion de « gouvernance de crise » on peut donc parler de « gouvernance par la crise »[2].

Si cette utilisation des « crises volontaires » peut s’observer à plusieurs moments de l’histoire et en différents lieux, on peut noter que les récentes manœuvres menées par l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis, aussi bien au niveau national que régional, illustrent parfaitement cette utilisation du phénomène de crise comme arme stratégique. Au-delà d’étudier les différents crises mis en place par ces deux Etats, nous nous pencherons également sur les objectifs de ces manœuvres, et surtout sur la pertinence de l’utilisation de cette « gouvernance par la crise », aux vues des buts recherchés et des résultats obtenus.

 

 Une politique de rupture générationnelle

Etudier la nouvelle politique de l’Arabie Saoudite et des Emirats Arabes Unis (EAU), c’est avant tout s’intéresser aux deux dirigeants de facto de ces Etats à l’origine de ces changements, à savoir le nouveau prince héritier saoudien Mohamed ben Salman (MBS) et le prince héritier d’Abou Dabi Mohamed ben Zayed Al Nahyane (MBZ). En effet, ces deux princes mènent main dans la main, et ce depuis 2015, une politique nationale et régionale où les crises volontaires et une certaine « diplomatie de la canonnière » sont en bonne place.

Pour comprendre les raisons d’une telle conduite, il faut tout d’abord s’intéresser aux parcours des deux princes, et à leurs rapports au pouvoir. Effectivement, MBS et MBZ partagent de nombreux traits communs qui expliquent leur collaboration et leur politique. Outre leur accointances personnelles (beaucoup considère MBZ comme le modèle et mentor politique de MBS)[3],les deux princes héritiers partagent des conceptions semblables de leur propre pouvoir. A savoir, un autoritarisme prononcé, le rejet d’un islam rigoriste et la recherche d’une certaine modernité, nécessaire pour élaborer la refonte des modèles économiques basés sur les revenues pétrolières, pour leur État respectif.

Cette volonté de rupture avec les modes de gouvernance traditionnelle s’illustrée par la purge sans précédent menée par MBS au sein des élites politiques et économiques saoudiennes en Novembre 2017, où près de 200 hauts responsables furent emprisonnés dans la « cage dorée » qu’est l’hôtel Ritz de Ryad[4]. Cette révolution de palais s’explique par plusieurs facteurs : en premier lieu, la volonté de MBS de légitimer sa position de prince héritier. En effet, au sein d’une famille royale forte de plusieurs milliers de membres, MBS ne disposait pas à l’origine d’une position très favorable. Issu d’un clan réduit mais puissant de la famille royale, les Soudeïri[5], il n’a, contrairement à de nombreux autres princes, pas fait d’études à l’étranger et n’a pas d’autre soutien significatif que celui de son père, le roi Salman. Ensuite, la promotion de MBS au rang de prince héritier en juin 2017 rompt avec la tradition de succession saoudienne qui voyait les frères se transmettre la distinction royale. Le prince considère donc la légitimité de sa position comme fragile (,) et cette purge interne est autant un moyen de neutraliser de potentiels rivaux que de renforcer son pouvoir personnel. Enfin, il apparait que cette opération a permis de réduire le déficit budgétaire étatique, les personnalités détenues devant mettre la main au portefeuille pour être remis en liberté. Cette affaire permis au nouveau prince héritier de récupérer environ 100 milliards (sur les 200 nécessaire au budget de l’État)[6].

On assiste donc à une véritable rupture avec la politique interne traditionnelle saoudienne. Les récentes manœuvres de MBS s’inscrivent dans une affirmation de la verticalité du pouvoir du prince héritier, en opposition avec la gouvernance collégiale de mise jusqu’alors au sein de l’appareil d’État du royaume. Cependant, on peut s’interroger sur les retombées positives d’une telle manœuvre pour le prince. Effectivement, si par l’ampleur et la rapidité de sa révolution de palais, MBS a réussi à surprendre et écarter ses potentiels opposants et ancré solidement son pouvoir personnel, le prince se retrouve paradoxalement assez isolé face à des branches entières de sa famille qui lui sont à présent ouvertement hostiles. Si Mohamed ben Salman accède à la dignité royale (car rappelons qu’à ce jour, et ce malgré des rumeurs insistantes sur la future abdication de son père, MBS n’est toujours pas monté sur le trône, preuve d’une résistance encore vivace à son ascension), il risque de devoir passer plusieurs décennies à lutter contre l’opposition des autres clans royaux qui se sentent lésés par cette réorganisation du pouvoir saoudien. Enfin, cette politique interne autoritaire pourrait envoyer un signal négatif aux investisseurs étrangers que MBS encourageait à venir dans son pays lors de son « Davos du désert »[7]en Octobre 2017 afin de diversifier l’économie en perte de vitesse du royaume. L’incarcération d’importants acteurs économiques locaux engagés dans nombre d’affairesinternationales[8]pourrait être le marqueur d’une potentielle ingérence malvenue de l’État dans les futurs partenariats.

La crise Qatari : une volonté d’hégémonie diplomatique

Si la rupture diplomatique de juin 2017, entre l’Arabie Saoudite (ainsi que ses alliés) et l’Émirat Qatari n’est pas la première crise à éclater entre les membres du Conseil de Coopération du Golfe[9], elle est cependant inédite par sa longueur et son intensité. Si certaines monarchies arabiques avaient déjà, par le passé, cessé leurs relations diplomatiques avec le petit État gazier, la violence des mesures prisent à l’encontre du Qatar (fermeture des frontières terrestres, interdiction formelle aux ressortissants émiratis de faire des affaires avec les Qataris…) et l’ampleur des exigences émises par les coalisés (fermeture de la base turque au Qatar et de la chaine d’information Al Jazeera…) montrent une véritable tentative de mise sous tutelle du petit royaume . Ainsi, MBS (mais également MBZ) ont réussi à entrainer l’ensemble des États (à l’exception d’Oman) de la péninsule arabique dans leur conflit diplomatique. Afin d’ostraciser un voisin jugé en inadéquation avec l’actuel politique régionale poursuivie par Ryad et Abou Dabi.

Effectivement, les relations relativement cordiales entretenues entre Doha et Téhéran (qui se partagent le plus grand champ gazier offshore de la région)[10], vont à l’encontre de la logique de « containment » de l’influence régionale iranienne porté par l’Arabie Saoudite et qui connait une nouvelle vigueur depuis l’arrivée de MBS au pouvoir. Par ailleurs, le soutien apporté par le gouvernement qatari aux Frères musulmans, bête noire de MBS aux EAU, est également vu d’un mauvais œil par les deux princes héritiers, accusant ainsi Doha de soutenir des « organisations terroristes ». Enfin, il faut considérer que MBZ, véritable instigateur de cette crise, entretient un profond antagonisme d’ordre personnel avec l’émir du Qatar Tamim ben Hamad Al Thani[11]. Dans cette affaire les rivalités claniques s’ajoutent donc à la défense d’intérêts géostratégiques.

Néanmoins, l’efficacité politique du déclenchement de cette crise pour les EAU et le régime saoudien semble tarder à venir. Le Qatar, loin de se plier aux exigences de Ryad et d’Abou Dabi et fort de son « soft power » à l’étranger, s’est au contraire d’avantage rapproché du rival iranien, creusant ainsi le fossé entre membre du CCG, et anéantissant le projet de MBS d’un front sunnite commun contre Téhéran. Si l’embargo des coalisés n’a pas réussi à mettre à mal l’économie qatarie, il apparait que c’est ironiquement les EAU qui ont eu le plus à souffrir de cette mesure. En effet, les économies de Doha et d’Abou Dabi étant fortement liées, l’impossibilité pour les Émiratis de faire des affaires avec les Qataris engendre un sérieux manque à gagner pour les EAU (le fond souverain émirati perdant entre juin et décembre 2017 40% de sa valeur), en plus de créer un mécontentement au sein de la population habituée à échanger et travailler avec les autres états de la péninsule.

Il semblerait donc que cette « crise volontaire » enclenchée par MBS et MBZ n’ai pas produit les fruits escomptés, ternissant l’image des deux Etats instigateurs à l’international et apportant à l’ennemi iranien un soutien plus solide dans la péninsule. Le prince héritier saoudien doit donc trouver un autre terrain où damer le pion à Téhéran.

L’affaire Hariri, Divide et impera

Alors que l’organisation État Islamique perd ses derniers bastions en Syrie, il apparait que Téhéran, par l’intermédiaire de ses soutiens sur place, a réussi à tirer son épingle du jeu au détriment de Ryad. Conscient du renforcement de l’influence iranienne dans la région et de la nécessité de designer un ennemi extérieur au peuple saoudien afin de renforcer sa cohésion, MBS se devait de marquer des points contre le rival chiite. S’il peine à obtenir le succès escompté dans le bourbier yéménite, il convient donc d’aller le chercher ailleurs.

C’est donc au Liban que l’Arabie Saoudite va tenter d’affaiblir le principal soutien armé de Téhéran au Proche Orient ;le Hezbollah. Ainsi, en Novembre 2017, Ryad stupéfie une fois de plus la scène internationale : dans une allocution diffusée par la chaine d’Etat, le premier ministre libanais, Saad Hariri, en déplacement dans la capitale saoudienne, démissionne de son poste, accusant le Hezbollah de vouloir attenter à ses jours. Il apparait cependant rapidement que Hariri a été fortement « prié[12] » par Ryad de renoncer à son mandat et d’accuser le parti chiite libanais, partie du fragile gouvernement de coalition du pays.

La tactique saoudienne mise donc sur la déstabilisation des précaires équilibres politiques libanais. En faisant croire que le Hezbollah menace Hariri, MBS compte sur les divisions historiques du pays pour marginaliser le parti chiite et ainsi, par ricochet, mettre l’Iran en difficulté dans cette zone. La manœuvre est historique : « déboulonner » un chef d’état étranger, qui plus est quand celui-ci est hors de son pays, est un évènement ne s’étant pas observé depuis des décennies ! Cependant, si MBS a compris l’intérêt de l’ennemi commun derrière lequel fédérer un peuple, il semble négliger le fait qu’une population, même divisée, se liguera le plus souvent contre un agent étranger qu’elle considérera comme malveillant. L’Arabie saoudite voit donc rapidement sa crise se retourner contre elle : le Hezbollah, pourtant adversaire d’Hariri, exprima son soutien au premier ministre déchu[13], tandis que le Liban, et une part de l’opinion internationale, accuse Ryad de retenir en otage un chef d’Etat étranger. Sans doute conscient d’avoir été trop loin, MBS accepte la proposition de désescalade fournie par la France, permettant à Hariri de rentrer au Liban et de revenir sur sa décision de renoncer à sa charge.

Aux vues des objectifs initiaux, on peut donc dire que cette nouvelle crise instiguée par Ryad est un fiasco, ternissant un peu plus l’image du jeune prince héritieret échouant à affaiblir ses adversaires, tout en se mettant à dos un dirigeant étranger jusqu’ici favorable à l’Arabie Saoudite[14].

Conclusion

Que nous illustre la récente gouvernance de MBS ? Au-delà d’illustrer une réelle volonté de rompre avec la politique traditionnelle saoudienne, elle démontre comment les crises peuvent être utilisés, voire déclenchées, en toute connaissance de cause, par un acteur considérant que les effets de surprise et d’incertitude propre à ce phénomène serviront ses intérêts. Néanmoins, les résultats de la politique saoudienne nous montrent aussi que l’utilisation de cette « gouvernance par la crise » peut se révéler tout aussi risquée pour l’instigateur que la cible. La gestion de la crise échappe alors rapidement à son auteur, et produire des effets néfastes pour ce dernier. L’utilisation efficace des crises volontaires nécessite une importante capacité de prévision face à l’incertitude et une incontestable aptitude à percevoir et anticiper les éventuelles réactions de tous les acteurs impliqués dans cette crise. Jouer sur la déstabilisation de ses rivaux et parier sur leur comportement en situation de crise revient donc à jouer avec le feu et il n’est pas certain qu’une telle politique appliquée de façon systématique soit pertinente. En particulier dans une poudrière telle que le Moyen Orient.

Sitographie

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[1]Cette idée n’est pas nouvelle, elle fut notamment développée par l’esprit « Wei Ji » chinois, selon lequel chaque crise est composée de deux éléments indissociables le risque (wei) et l’opportunité (ji).

[2]Cette idée a notamment été développée par des auteurs comme Didier Bigo ou encore Thomas Meszaros. Voir, Didier Bigo, « Sécurité et immigration : vers une gouvernementalité par l’inquiétude ? », Cultures & Conflits[En ligne], 31-32 | printemps-été 1998, mis en ligne le 16 mars 2006, consulté le 31 janvier 2018. URL : http://journals.openedition.org/conflits/539, ainsi que Meszaros T. (2017), « Penser la gouvernementalité de crise et ses dangers », en ligne, http://institut-crises.org/penser-la-gouvernementalite-de-crise-et-ses-dangers. Récemment, lors d’un colloque sur la crise nord-coréenne, qui s’est déroulé à Lyon, Thomas Meszaros a d’ailleurs souligné les dangers d’une « instrumentalisation stratégique de la crise ».

[3]Michel Duclos, Mohammed Ben Salmane, l’homme (presque) seul de Riyad, Publications Institut Montaigne, 2017, http://www.institutmontaigne.org/blog/mohammed-ben-salmane-lhomme-presque-seul-de-riyad

[4]AFP, En Arabie saoudite, une purge visant des princes, des ministres et des hommes d’affaires,Le monde, 2017, http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2017/11/05/corruption-dix-princes-et-des-dizaines-d-ex-ministres-interpelles-en-arabie-saoudite_5210342_3218.html

[5]Fatiha Dazi-Heni, Arabie saoudite : la « Soudeïrisation » de la monarchie Al Saoud, marque une transition politique décisive du Royaume, Huffpost, 2016, http://www.huffingtonpost.fr/fatiha-daziheni/arabie-saoudite-la-soudei_b_7255124.html

[6]Sara Elizabeth Williams, Saudi prince was freed after ‘agreeing to pay more than $1 billion to settle corruption allegations, The Telegraph, November 2017, http://www.telegraph.co.uk/news/2017/11/29/saudi-prince-freed-agreeing-pay-1-billion-settle-corruption/

[7]Simeon Kerr, Saudi prince uses ‘Davos in the desert’ to woo world’s top investors, Financial times, 2017, https://www.ft.com/content/13b83f02-bb03-11e7-8c12-5661783e5589

[8] Javier David, Billionaire Saudi Prince Alwaleed Bin Talal arrested in corruption crackdown, CNBC world news, 2017, https://www.cnbc.com/2017/11/04/billionaire-saudi-prince-alwaleed-bin-talal-arrested-in-corruption-crackdown-local-reports.html

[9]. Y Yehoshua, Unprecedented Tension Between Qatar And Saudi Arabia/UAE/Bahrain Threatens to Break Up Gulf Cooperation Council, The middle east research institute, mars 2014, www.memri.org/reports/

[10]Michel Revol, Qatar : « Dans le Golfe, la politique et l’énergie sont toujours liées », Le point international, Juin 2017, http://www.lepoint.fr/monde/qatar-dans-le-golfe-la-politique-et-l-energie-sont-toujours-lies-08-06-2017-2133681_24.php

[11]Cette information venant de discussions officieuses avec des professionnels du monde diplomatique et économique travaillant sur la zone, il nous est impossible de nommer nos sources sur ce point précis.

[12] Daniel Marans, Saudi Arabia Pressured Lebanese Prime Minister to Resign: Report, Huffington Post, 2017, https://www.huffingtonpost.com/entry/saudi-arabia-pressured-lebanese-prime-minister-to-resign-report_us_5a41184ce4b06d1621b537cf

[13]AFP, Le Hezbollah salue le retour au Liban de Saad Hariri, Le point, 2017, www.lepoint.fr/monde/le-hezbollah-salue-le-retour-au-liban-de-saad-hariri-23-11-2017-2174596_24.php

[14] Marc Semo, Liban : la crise est apaisée, mais loin d’être résolue, Le monde, 2017, www.lemonde.fr/proche-orient/article/2017/11/18/liban-l-ex-premier-ministre-saad-hariri-recu-a-l-elysee-par-emmanuel-macron_5216992_3218.html